Ce que fait l’Ontario

Pour empêcher cette espèce envahissante non recherchée d’arriver dans la province, l’Ontario a réglementé les 28 espèces de tête-de-serpent comme étant des espèces interdites en vertu de la Loi sur les espèces envahissantes. Pour obtenir de plus amples renseignements sur la Loi sur les espèces envahissantes et ses règlements, veuillez consulter le site https://www.ontario.ca/fr/page/les-especes-envahissantes-en-ontario.

Renseignements généraux

Le poisson à tête de serpent est un poisson prédateur originaire de l’Asie du Sud et de l’Asie de l’Est, que l’on trouve désormais dans plusieurs États américains. Ce poisson a été introduit pour la première fois aux États-Unis par des gens qui avaient acheté des têtes-de-serpent vivants dans une poissonnerie ou une animalerie, et qui les avaient ensuite lâchés dans les lacs, les rivières ou les étangs. Le poisson à tête de serpent est un prédateur vorace qui vit dans les lacs, les étangs, les rivières et les cours d’eau dont la température varie entre 0 ° et 30 °C. On a signalé qu’il parcourt de courtes distances sur terre ferme en se tortillant pour avancer. Un organe similaire à un poumon lui permet d’absorber l’oxygène en avalant de l’air à la surface, ce qui lui permet de bien pousser dans les eaux pauvres en oxygène et de survivre en dehors de l’eau dans des conditions humides pendant quatre jours. Le tête-de-serpent a été surnommé « poisson Frankenstein », en raison de son comportement assimilable à celui d’un reptile, à ses habitudes alimentaires agressives et à sa bouche pleine de longues dents acérées.

Aire de répartition

À l’extérieur de son aire de répartition naturelle, le poissons à tête de serpent a établi des populations reproductrices dans les États de la Virginie, du Maryland, de la Pennsylvanie et de New York. On a trouvé de petits nombres de poissons dans plusieurs autres États.

Répercussions du poissons à tête de serpent

Le poisson à tête de serpent pourrait se propager dans tout le bassin hydrographique des Grands Lacs et menacer gravement les populations de poissons indigènes et d’invertébrés en Ontario.

  • Le poisson à tête de serpent n’a aucun ennemi naturel en Amérique du Nord. Il se nourrit de zooplancton indigène, de poissons et de larves de poissons, de grenouilles et de crapauds, d’invertébrés, d’insectes, de petits reptiles et même de petits oiseaux et mammifères.
  • La capacité du poisson à tête de serpent de consommer une nourriture très diversifiée et de vivre dans des conditions diverses lui permet de rivaliser avec de nombreux poissons indigènes pour la nourriture et l’habitat.
  • En raison de la grande capacité d’adaptation du poisson à tête de serpent, il est probable qu’il pousserait bien dans les eaux ontariennes.

Comment identifier le poisson à tête de serpent

Le poisson à tête de serpent peut atteindre 85 cm de longueur et peser jusqu’à 7 kg. Son corps étroit qui ressemble à une torpille et sa longue nageoire dorsale (arrière) le font ressembler au poisson-castor indigène de l’Ontario (Amia calva) et à la lotte (Lota lota). Consultez le tableau ci-dessous pour savoir si vous voyez un tête-de-serpent, un poisson-castor ou une autre espèce.

ENVAHISSANTES

Illustration de tête-de-serpent de Joe Tomelleri
Poisson à tête de serpent (Channa argus)
Details
  • Cette espèce présente des écailles agrandies sur la tête.
  • Elle a une seule longue nageoire dorsale.
  • Le dessous de la tête ne comprend pas de plaques osseuses.
  • Ses nageoires pelviennes sont plus proches de la tête que celles du poisson-castor.
  • La nageoire anale est presque aussi longue que la nageoire dorsale.
  • Son pédoncule caudal (queue) ne comporte pas d’ocelle.

INDIGÈNES

Illustration du poisson-castor du New York State Department of Environmental Conservation
Poisson-castor (Amia calva)
Details
  • Elle a une seule longue nageoire dorsale.
  • Cette espèce présente une plaque osseuse (plaque gulaire) sous la gorge.
  • Ses nageoires pelviennes se trouvent à mi-corps.
  • Elle a une courte nageoire anale.
  • Son pédoncule caudal (queue) comporte un ocelle.

INDIGÈNES

Illustration de la lotte du New York State Department of Environmental Conservation
Lotte (Lota lota)
Details
  • Cette espèce n’a pas de tache noire sur sa nageoire dorsale.
  • Elle possède deux nageoires pelviennes distinctes.
  • Le corps présente un motif de couleur tacheté et un ventre crémeux.
  • Les tubes des narines n’atteignent pas la lèvre supérieure.
  • Les chabots n’ont pas d’écailles.

Ce que vous pouvez faire

  • Apprenez à identifier le poisson à tête de serpent et à prévenir l’introduction ou la propagation de cette espèce envahissante.
  • Ne conservez jamais de têtes-de-serpent vivants et n’en achetez jamais. Il est illégal d’avoir un tête-de-serpent comme animal familier, de l’utiliser comme appât ou d’avoir un tête-de-serpent vivant en votre possession.
  • Ne lâchez pas de poissons vivants dans les lacs ou les rivières de l’Ontario. Si vous attrapez accidentellement un tête-de-serpent pendant que vous pêchez, vous devez le détruire. Ne le remettez pas à l’eau.
  • Si vous avez des informations au sujet de l’importation, de la distribution ou de la vente illégales de têtes-de-serpent vivants, signalez-les immédiatement en appelant la ligne de signalement du MRNF au numéro sans frais 1-877-847-7667. Vous pouvez également appeler Échec au crime sous le couvert de l’anonymat en composant le numéro 1-800-222-8477.
  • Si vous trouvez un tête-de-serpent ou d’autres espèces envahissantes dans la nature, veuillez appeler la Ligne d’assistance téléphonique sans frais sur les espèces envahissantes au numéro 1-800-563-7711, ou rendez-vous sur EDDMapS Ontario pour signaler une observation.

Galerie


Programme de sensibilisation aux espèces envahissantes de l’Ontario de la FCPO/MRNFO.Tête-de-serpent du Nord. Extrait du site : www.invadingspecies.com. Cette fiche d’information peut être reproduite à des fins non commerciales.

Photographie de l’en-tête du US Geological Survey Illustrations du poisson-castor et de la lotte du New York State Department of Environmental Conservation Northern Illustration du tête-de-serpent du Nord © Joe Tomelleri