Lorsque les navires de charge océaniques traversent l’océan, ils utilisent ce que l’on appelle le ballast pour équilibrer le navire lorsqu’ils travesent des eaux agitées. Dans les années 1800 et au début des années 1900, on utilisait un ballast de terre solide, qui a fait office de voie d’entrée pour le transfert des graines de plantes exotiques. À l’heure actuelle, les navires de charge océaniques modernes utilisent de l’eau comme ballast. L’eau de ballast est soutirée au lieu d’origine du navire et doit être vidangée au lieu de destination avant de décharger la marchandise du navire. De nombreux organismes peuvent survivre dans cette eau pendant que le navire traverse l’océan, et être introduits dans un nouveau milieu. Les Grands Lacs offrent aux navires de charge océaniques une parfaite voie de raccordement pour l’expédition de marchandises entre le Canada et les destinations outre-mer, qui a découlé sur l’établissement de plus de 180 espèces aquatiques non indigènes dans le bassin hydrographique des Grands Lacs.

Le saviez-vous?

  • Depuis 1927, plus de 50 % des espèces aquatiques non indigènes qui se trouvent dans le bassin hydrographique des Grands Lacs proviennent de rejets d’eau de ballast.
  • En 2006, les gouvernements fédéraux du Canada et des États-Unis ont créé une loi conjointe qui exige que les navires de charge océaniques traitent leur eau de ballast avant d’entrer dans les Grands Lacs. Depuis lors, aucune espèce n’a été introduite par cette voie d’entrée.