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Le myriophylle à épi
( Myriophyllum spicatum )

Le myriophylle à épi est une plante aquatique submergée, qui provient de l'Europe, de l'Asie et du Nord de l'Afrique, et qui est devenue l'une des plantes aquatiques non-indigènes la plus largement répandue de l'Amérique du Nord.

Caractéristiques

Eurasian Milfoil characteristics Le myriophylle à épi est une plante submergée, qui possède de 3 à 5 feuilles longues et filiformes, qui semblent plumeuses au regard. L'espèce se distingue d'un myriophylle indigène, appelée myriophylle blanchissant (Myriophyllum sibiricum), par le nombre de paires de folioles. Le myriophylle à épi possède plus de 5 à 9 paires de folioles, alors que le myriophylle indigène en possède de 12 à 21. Malgré tout, une variation du nombre peut faire une grande différence dans l'identification. Il diffère de la myriophylle blanchissant puisqu'il peut grandir à des profondeurs de plus de 10 m (33 pieds) mais, il est généralement retrouvé à une profondeur de 0,5 a 3,5 m (1,6 à 11,5 pied). Le myriophylle à épi peut croître dans une variété de conditions environnementales incluant: de l'eau contaminée, un large éventail de températures, dans un cour d'eau calme ou instable, ou bien claire ou trouble, et peut même survivre à un PH variant de 5.4 à 11. On retrouve le myriophylle à épi dans des secteurs qui sont perturbés, habituellement à des endroits où l'activité humaine a affecté l'environnement.

Le myriophylle à épi se reproduit de façon sexuée de part ses graines et de façon asexuée par la fragmentation des tiges ramifiées. La méthode principale de reproduction est celle asexuée de par la fragmentation des tiges, qui deviennent fragiles et brisent durant l'automne. Ces fragments peuvent flotter de longues distances, puis s'arrêter à de nouveaux endroits et deviennent par la suite de nouvelles plantes. Des activités récréatives (comme le bateau), ainsi que d'autres perturbations, peuvent entraîner les fragments d'un cours d'eau à un autre et former de nouvelles plantes. Les plantes qui sont établies peuvent envahir rapidement, en produisant des stolons, qui proviennent des racines, et peuvent établir de nouveaux plants, jusqu'à 1m de distance. Bien que beaucoup de graines soient produites, beaucoup d'entre elles sont dormantes, pour une période donnée et germent sporadiquement, menant à la conclusion que la reproduction sexuée n'est pas sa principale méthode de diffusion.

Répartition

On croit que le myriophylle à épi a été introduit en Amérique du Nord vers la fin des années 1800, mais qu'il n'a été identifié qu'en 1942 au Washington D.C. par Couch et Nelson. Depuis ce temps, le myriophylle à épi est devenu l'espèce aquatique envahissante la plus largement répandue. Il a maintenant été identifié dans les provinces de l'Ontario, le Québec, la Colombie Britannique et dans plus de 45 états des États-Unis; du Groenland à la Floride, ce qui démontre sa grande capacité d'adaptation.

Impact

Le myriophylle à épi grandit rapidement au printemps, et une fois que les tiges atteignent la surface de l'eau, ils se ramifient dans toutes directions et produisent un tapis dense de végétation et bloquent la lumière du soleil aux plantes en dessous de la surface. Vue ses nombreux avantages, que les plantes indigènes ne possèdent pas, une monoculture se crée et entraîne une diminution de la diversité de plante aquatique. Ces tapis épais de végétation peuvent ajouter plus de phosphore et de nitrogène à la colonne d'eau. La qualité de l'eau est altérée par une élévation du PH et de la température de l'eau et une réduction du niveau d'oxygène, ce qui appauvrit l'habitat des poissons et des autres espèces. Les tapis épais peuvent aussi créer de l'eau stagnante que les moustiques utilisent pour la reproduction. Le myriophylle à épi peut nuire à la baignade, la pêche et l'utilisation des bateaux. La plante peut s'emmêler dans le moteur et les équipements de bateau.

Prévention

Comme la plupart des espèces envahissantes, lorsque le myriophylle à épi est établi, il est presque impossible de l'éliminer de cette localisation. La prévention est la meilleure façon de combattre les espèces envahissantes. Inspectez et nettoyez votre bateau, remorque et autres équipements récréatifs, afin de ne pas transférer le myriophylle à épi vers d'autres cours d'eau. Il y a plusieurs méthodes de contrôle, mais celles-ci contrôlent seulement le myriophylle à épi pour une saison ou deux, avant qu'ils ne reviennent encore. Certaines méthodes moins dangereuses sont: l'utilisation de récolteuses mécaniques, de motoculteurs et de cultivateurs sous-marins et de dragues commandées par plongeur; ainsi que l'abaissement du niveau de l'eau, visant à faire sécher ou geler la plante et l'emploi de barrières, empêchant la dissémination des fragments. Contactez votre agence de ressources locales, afin de déterminer si des permis sont requis dans votre région.

Le contrôle biologique est une manière de confronter une plante avec son ennemi naturel. L'éradication complète est impossible, mais le but de la lutte biologique est de réduire le nombre de plantes ciblées, qui sont capables d'affecter la végétation indigène. De la recherche et du développement sont entrepris, afin de découvrir l'efficacité d'un charançon indigène, pour contrôler le myriophylle à épi. Le charançon pose ses oeufs sur la pointe des plantes, où il couve; les jeunes entre par la suite dans la tige de la plante et la mangent tranquillement, jusqu'à ce que la plante grandisse et s'affaiblisse. Cette méthode s'avère non coûteuse, non-dangereuse, non-toxique et une solution à long terme, contre le myriophylle à épi.



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